Puisque le soleil brille encore de Sarah Barukh


Il y a des lectures qui nous emportent, déferlent tout sur son passage.

Nous ne sommes jamais prêt pour surmonter face à ce flot d’émotions qui nous claque en plein visage.

Nous sommes confrontés à l’inattendu, celui que nous fuyons car nous savons au plus profond de nous que ce moment tant redouté révèle nos fêlures, ce que nous sommes.

Puisque le soleil brille encore fait parti de ces rare récits qui nous écorce le cœur dès les premiers mots.

Sarah Barukh a le don de saisir l’insaisissable : capter les instants les plus banales en des moments de vérités.

Des mots dont la sonorité nous rappelle avec justesse notre langage, ceux de tout les jours.

Des mots qui nous font sourire, rire mais aussi ceux qui crient de rage, de colère, qui ruminent en silence et qui restent longtemps dans le cœur.

Des mots qui saisissent l’impalpable, la pureté de l’être.

Son héroïne, Sophie, est bien plus qu’un personnage de roman. Elle nous interpelle, raisonne en nous car il y a du vécu, celui d’une femme sensible, engagée et authentique, Sarah.

Nous suivons ses pas, des pas écorchés par la vie, des pas qui cherchent du sens, des pas qui sont l’ombre de nos pas.

Une empreinte qui révèle au grand jour

les nons-dits, les secrets de famille mais aussi celui de tout un pays, l’Argentine où la dictature a ravagé tant d’âmes.

Une plume qui dévoile avec force les silences, la perte, l’absence ou comment apprivoiser chaque jour l’insupportable, le manque.

Un texte puissant sur la transmission et sur la reconstruction.

Un récit poignant qui m’a bouleversé et qui me hante encore.

Alors, lisez Sarah Barukh, votre cœur vous dira merci.

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