Les gratitudes de Delphine de Vigan, un pur moment de grâce.

Mis à jour : 21 août 2019


Les gratitudes, c’est notre histoire, celle du temps qui passe d’une force fulgurante, celle où on n’oublie tout simplement faute de temps de dire merci. Merci à ceux qui nous entourent, qui nous soutiennent et le temps nous rattrape, et on se dit alors est ce que je leurs ai tout dit avant qu’ils partent, est-ce que j’ai partagé assez de

moments ?

Les gratitudes nous plongent dans le quotidien de Michka, 80 ans qui a encore la lucidité qu’elle ne peut plus continuer seule à vivre dans sa maison. Elle se rend alors dans un Ephad et découvre avec stupéfaction pour y rentrer qu’elle doit se vendre à la directrice.

Triste dénouement, mais elle est là, Michka ancienne correctrice, perd ses mots, le comble et cela la ronge : « La fin c’est dans pas longtemps, Marie, tu sais. Je veux dire la fin sans la tête, perdue, pfffuit avec tous les mots envolés. La fin du corps, on ne sait pas, bien sûr, mais la fin dans sa tête, ça a commencé, les mots se font la balle et puis hop. »

On découvre son quotidien qui est ponctué par deux personnages Marie, qui est comme sa fille et Jérôme, l’orthophoniste : « Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image d’un parfum. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences. » 

Delphine de Vigan manie avec brio l’alternance entre les voix de Marie et Jérôme, deux regards précieux et bienveillants envers Michka, deux voix qui résonnent sur leurs histoires intimes, leurs confessions ponctuées de sourires, de regrets et de nostalgie.

Les gratitudes de Delphine de Vigan m’ont interpellé comme un moment de vérité pour la simple et bonne raison que je traverse la même chose avec mes grands-parents. J’ai donc été émue, bouleversée dès les premiers mots car Delphine de Vigan arrive à nous transmettre parfaitement le quotidien de la vieillesse, la perte de nos gestes banales, la perte des mots, la perte de ce que nous sommes et de ce que nous ne serons plus. On peut penser qu’avec ce sujet, l’histoire va être triste et bien je vous rassure Delphine de Vigan a su avec justesse nous retranscrire les moments de vies, les instants, des petits refuges où on ne peut que sourire.

J’ai juste envie de dire « Merdi » à Delphine de Vigan pour avoir su avec justesse mettre en lumière les derniers instants ; ceux qui sont derrière nous demain.

Les gratitudes est un petit bijou, un moment de grâce qui nous révèle chaque geste, chaque mot, un instant de vérité, celui du temps qui passe.

A lire absolument.

oublie tout simplement faute de temps de dire merci. Merci à ceux qui nous entourent, qui nous soutiennent et le temps nous rattrape, et on se dit alors est ce que je leurs ai tout dit avant qu’ils partent, est-ce que j’ai partagé assez de

moments ?

Les gratitudes nous plongent dans le quotidien de Michka, 80 ans qui a encore la lucidité qu’elle ne peut plus continuer seule à vivre dans sa maison. Elle se rend alors dans un Ephad et découvre avec stupéfaction pour y rentrer qu’elle doit se vendre à la directrice.

Triste dénouement, mais elle est là, Michka ancienne correctrice, perd ses mots, le comble et cela la ronge : « La fin c’est dans pas longtemps, Marie, tu sais. Je veux dire la fin sans la tête, perdue, pfffuit avec tous les mots envolés. La fin du corps, on ne sait pas, bien sûr, mais la fin dans sa tête, ça a commencé, les mots se font la balle et puis hop. »

On découvre son quotidien qui est ponctué par deux personnages Marie, qui est comme sa fille et Jérôme, l’orthophoniste : « Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image d’un parfum. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences. » 

Delphine de Vigan manie avec brio l’alternance entre les voix de Marie et Jérôme, deux regards précieux et bienveillants envers Michka, deux voix qui résonnent sur leurs histoires intimes, leurs confessions ponctuées de sourires, de regrets et de nostalgie.

Les gratitudes de Delphine de Vigan m’ont interpellé comme un moment de vérité pour la simple et bonne raison que je traverse la même chose avec mes grands-parents. J’ai donc été émue, bouleversée dès les premiers mots car Delphine de Vigan arrive à nous transmettre parfaitement le quotidien de la vieillesse, la perte de nos gestes banales, la perte des mots, la perte de ce que nous sommes et de ce que nous ne serons plus. On peut penser qu’avec ce sujet, l’histoire va être triste et bien je vous rassure Delphine de Vigan a su avec justesse nous retranscrire les moments de vies, les instants, des petits refuges où on ne peut que sourire.

J’ai juste envie de dire « Merdi » à Delphine de Vigan pour avoir su avec justesse mettre en lumière les derniers instants ; ceux qui sont derrière nous demain.

Les gratitudes est un petit bijou, un moment de grâce qui nous révèle chaque geste, chaque mot, un instant de vérité, celui du temps qui passe.

A lire absolument.


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