L’empathie d’Antoine Renand


Il y a des rencontres qui ne vous laisse pas indifférent, vous savez qu’il se passe un truc et pourtant vous n’arrivez pas à le définir...

Ce fut le cas le 4 février, dans le cadre de la soirée Gang Pocket, nous avons eu la chance de rencontrer Antoine Renand.

Authentique, chaleureux, il m’a donné envie de découvrir son univers. Un seul mot me vient alors à l’esprit après avoir lu son livre, fascinant. Jamais je n’aurais pensé que derrière son sourire et sa discrétion se cachait une plume

« scalpel », qui a l’art de disséquer toute la noirceur de l’âme humaine.

Dès les premières pages de L’empathie, le rythme est prenant. Nous suivons les pas d’un prédateur violent, Alpha. Il rentre chez les personnes par les fenêtres et quelque soit l’étage. Commence alors le carnage, plus d’issue possible pour les victimes, il les broie, les

humilie, les viole. Et si, il peut le faire devant un témoin comme torturer la femme devant son mari, c’est encore mieux, c’est l’extase.

Ce ne sont plus des mots mais des images qui défilent à toute vitesse. Oui le lecteur n’est plus simple lecteur mais spectateur. Nous sommes là, témoin comme James Stewart dans Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock à regarder ce qui se passe chez les voisins. Ce n’est pas chez nous, ouf, alors nous continuons à examiner l’intime de l’autre. Et c’est la force d’Antoine Renand, laissez entrevoir la fenêtre, ne pas juger même le monstre mais tenter de comprendre...

D’autres fenêtres s’ouvrent alors telles des chapitres qui dévoilent la personnalité de chaque personnage. Nous avons Anthony alias La poire et son binôme choc Marion. Tout deux sont flics au sein de la brigade du viol et c’est leur choix. Nous avons Louisa, la mère de La poire, une avocate réputée qui défend les monstres. Et enfin, Déborah qui a survécu aux tortures d’Alpha. Chaque destin a sa place tel un morceau de puzzle et rien n’est laissé au hasard.

Il n’y a plus de rideaux juste de la lumière qui nous révèle les failles, les fêlures de chaque personnage.

Dedans, le passé de chacun qui dévoile leur secrets les plus profonds.

Dehors, le présent ou comment chaque action est la répercussion de notre passé.

Antoine Renand nous donne l’accès à toutes les fenêtres. Nous ne sommes plus alors spectateur mais acteur. Nous les ouvrons une par une pour mieux discerner le chasseur, la victime, le bourreau. Plus de faux semblant, juste l’humain et toute sa complexité, pour enfin comprendre et avoir de l’empathie.

Alors, laissez vous surprendre, allez au delà des apparences, levez le rideau.

Êtes-vous prêt à ouvrir les fenêtres ?

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