Et toujours les forêts de Sandrine Collette


J’ai lu la semaine dernière dans le cadre du prix Elle Et toujours dans les forêts de Sandrine Collette. Et jamais je n’aurais pensé quelques jours avant, que nous aussi nous allons vivre la même situation...

Il y a des livres qui vous bouleversent, qui vous renversent et qui vous chuchote tous bas, « tu n’es pas près de m’oublier ... »

Et toujours dans les forêts est un de ces romans qui nous marquent et où il est difficile de passer à une lecture suivante.

Au  bruit du vent, chaque mot nous claque au plein visage, le lecteur se prend les branches, les feuilles. Impossible pour lui de trouver une issue car il n’y en a pas.

Nous sommes là dans cette forêt, au côté de Corentin, un enfant dont personne ne voulait. Surtout pas sa mère qui, après l'avoir trimbalé de foyer en foyer, finit par l'abandonner un matin à Augustine, son arrière-grand-mère. Aussi vieille que seule, celle-ci vit dans son hameau perdu et austère au creux de la vallée de la Forêt. Avec elle, l'enfant découvre l'amour. Mais Corentin va grandir, devenir adulte, et, un jour, il part rejoindre la grande ville. Les lumières illuminent sa vie et son cœur. Cela durera un court instant car un jour de juin, la terre se meurt, c'est l'apocalypse.                                                      Corentin l’indésirable, rejeté par sa propre mère est miraculeusement épargné par la nature Mère. Persuadé qu'Augustine a elle aussi survécu, il n'a qu'une obsession, la revoir. Il quitte la ville brûlée et ses cadavres pour le long chemin des Forêts. 

Sandrine Collette nous offre une fiction aussi terrible que bouleversante de poésie. Nous sommes tous simplement happés par son style . Des phrases courtes et des mots qui nous giflent et qui nous emportent dans une terre noire.       Une terre pas si inconnue où il est question de survie, d’amour et de résilience.

Ce livre est juste un chef d’œuvre, un cri qui nous révèle avec force ce que nous sommes, le besoin impératif de retrouver de la lumière quelque soit la noirceur de nos chemins.

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