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Ambiguïtés de Juliette Aknin

La découverte, un des meilleurs romans que j’ai lu

Juliette Aknin, les faits sont graves.

En lisant votre premier roman, Ambiguïtés, vous m’avez rendu addict. J’ai perdu le contrôle tout comme vos personnages Charle-André Thairanz, Aymeric Chardonnier, Friedrich von Holdweiss qui perdent la raison face à la séduisante Véra Hegelmann.

Impossible de m’endormir sans connaître le dénouement. Et pourtant, nous le savons tous il sera ambiguë à l’image de l’âme humaine.

Alors pourquoi un tel engouement de ma part ? Voici les faits qui vous sont reprochés alors préparez votre défense.

Inspiré d’une histoire vrai, vous avez quitté votre robe d’avocate pour écrire votre premier roman.

Une histoire qui résonne avec un mot celui du double. Tout d’abord celui du personnage de Faustine Haggur une avocate comme vous, qui défend son cousin Charles, suspecté d’avoir assassiné sa compagne Véra. Une femme libre, mystérieuse, intrigante, qui aime séduire et aimé plusieurs hommes à la fois. Une dualité saisissante où elle recherche à la fois la nouveauté mais aussi la stabilité. Le double, omni présent que ce soit dans vos personnages où chacun dissimule ce qu’il a envie de nous dévoiler. Le double comme lieu, le tribunal. Un endroit où se mêle un temps binaire: vrai /faux , réel / imaginaire, coupable /innocent. Le double comme effet de miroir où nous sommes à la fois lecteur et juré. Une dualité très complexe à l’image de l’affaire où nous prenons conscience de toute la difficulté pour trouver un semblant de vérité.

Juliette Aknin, vous êtes donc condamné coupable. Coupable d’avoir retranscrit avec brio une histoire où seul le doute domine. Une vérité effroyable qui reflète ce que nous sommes.

Votre peine est sans appel, vous êtes obligé d’écrire un second roman.