Abandonner un chat d’Haruki Murakami


Quel plaisir de retrouver la plume d’Haruki Murakami.

Vous savez c’est comme des retrouvailles avec un ami, vous ne l’avez pas vu depuis un certain temps et rien n’a changé.

La conversation continue, l’espace temps est effacé comme si on ne s’était pas quitté.

À chaque rencontre, on découvre un peu plus l’autre.

Au fil des ans et des pages, l’univers de Murakami se dessine et nous dévoile un peu plus de lui.

La fiction révèle des facettes de l’auteur mais cela reste des petites touches.

Murakami prend le temps de lever le voile sur son histoire avec Profession romancier. Il se révèle et nous dévoile l’homme derrière l’auteur.

Il continue son chemin avec les souvenirs de son père, cet homme qu’il connaît peu.

Alors, il se remémore, dessine des réminiscences comme des petits nuages.

Des fragments avec son père comme ce moment où ils sont partis en bicyclette pour abandonner un chat. Un geste, une action effroyable, sa mémoire vacille, il ne sait plus pourquoi ils font ça.

Toujours est-il que quand ils reviennent, ils sont accueillis par l’animal abandonné.

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas et qui resteront des mystères comme la relation entre Murakami et son père.

Avec ce court texte, Murakami nous emporte dans ses souvenirs, un chemin à la fois mélancolique et philosophique.

Il nous entraîne dans une autre dimension, celui de l’enfance où les rêves peuvent briller ou se briser. Murakami nous révèle l’invisible, les silences et les points de suspension avec son père.

Nous sommes emportés dans ses souvenirs et nous plongeons dans chaque magnifique illustration d’Emiliano Ponzi.

Les deux ne font plus qu’un, l’image magnifie les mots, le passé est devant nous.

Si vous aimez l’univers de Murakami, ce texte est l’occasion de découvrir une facette supplémentaire sur l’homme.


Et vous, connaissez-vous la plume d’Haruki Murakami ?

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