Le meurtre du commandeur de Haruki Murakami, un diptyque exaltant

Mis à jour : 21 août 2019



Le meurtre du commandeur d’Haruki Murakami est une œuvre en deux volumes: une idée apparaît et la métaphore se déplace. L’auteur dont j’affectionne particulièrement peint au fur à mesure des pages un portrait, celui du narrateur, peintre de profession. Sa vie est entre parenthèse , sa femme l’a quitté sans raison apparente. Ses repères du quotidien sont bouleversés, il n’en a plus. Perdu, il se plonge dans ses peintures et dans ses cours. Malgré tout, il est en panne d’inspiration, son cœur est vide. Alors il décide de se recentrer sur lui et de s’installer dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d’un peintre, Tomohiko Amada dont le talent est incontournable. L’inspiration sera t-elle au rendez vous ? Hasard ou non , un riche homme d’affaire Wataru Menshiki lui fait une proposition alléchante et surprenante : faire son portrait. Il accepte mais il n’y arrive pas , ce n’est pas une question d’inspiration mais de représentation : il n’arrive pas à cerner son âme. De plus, il est perturbé car il découvre dans le grenier de la maison , une toile :le meurtre du commandeur , une œuvre d’une grande violence réalisée par le propriétaire de la maison. Depuis, il est obsédé par cette peinture et des faits étranges se déroulent comme si un nouveau monde s’ouvrait à lui. Mais peux il se confier à Wataru, cet homme mystérieux, peux t’il lui faire confiance.

Haruki Murakami plonge le lecteur dans son inconscient, à la découverte d’une autre dimension qui n’est autre ce que nous sommes : nos inspirations, nos angoisses ...

L’auteur m’a fait vibrer comme au premier instant où je l’ai découvert avec Chronique de l’oiseau à ressort. Aucune déception donc, maintenant je dois attendre le prochain voyage qui va nous proposer, être juste patiente de son prochain roman...

Un diptyque puissant qui nous plonge dans un voyage onirique.





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